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Aux vents mauvais coup de coeur

14 fév

En matière de style et d’écriture, je ne changerai rien à ce que j’ai déjà dit dans mon billet sur « Des forêts et des âmes » : c’est aussi fluide que c’est travaillé et imagé et poétique. Elena Piacentini s’attache autant à ses personnages qu’à l’environnement dans lequel ils déploient leurs carcasses : frêle pour Fée, imposante pour Baudoin, ferme pour Leoni, etc…

Elena Piacentini apporte une importance évidente à la cohérence de ses personnages. Si on n’apprend pas grand chose de plus sur Leoni, qu’on retrouve toujours aussi attaché à sa cellule familiale (sa grand-mère, sa fille et sa compagne) et droit dans ses bottes avec sa propre notion de la justice, si Fée est égale à elle-même : sa fragilité et sa sensibilité issues de son histoire personnelle la poussent à s’investir plus que de raison, si Baudoin passe toujours son temps à manger, elle nous propose cette fois-ci de découvrir le passé de Thierry, autre membre de l’équipe de Pierre-Arsène Leoni.

Je pourrai aussi vous parler de Colette, ancienne prof de mathématiques surnommée Pythagore, je pourrai vous parler des sculptures de Jean-Toussaint, je pourrai vous parler de la symbolique de celles-ci, je pourrai vous parler anges et démons, mais cela je vous le laisserai découvrir vous-même.

Bon, pour conclure : vous pouvez y aller… c’est un nouveau coup de cœur pour moi !

 

Aux vents mauvais dans le panier de Jeanne

14 fév

« Tout au long de ces deux cent cinquante pages qui se lisent sans que jamais ne fléchisse le plaisir et l’intérêt, on découvre de magnifiques odes à l’amour, on se met en colère, la révolte gronde contre les salauds du monde entier, ceux qui s’attaquent aux faibles, aux enfants, aux réprouvés. Dans cette énergie généreuse qui n’appartient qu’à elle, Elena Piacentini nous livre des feuillets pourtant pleins d’espoir. Si l’âme de Leoni dérape parfois dans le noir, c’est pour mieux revenir à la lumière en notre compagnie. »

Pour découvrir l’ensemble de l’article, c’est ICI.

 

Aux vents mauvais

14 fév

EDITEUR : AU-DELA DU RAISONNABLE
DATE DE PARUTION : 06/01/17
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Dans les caves d’une maison en démolition, la découverte d’un corps en position de gisant permet à Leoni de rouvrir un dossier de disparition. Non loin de Lille, les germes de la haine ont pris racine et tant pis pour l’illusion d’une campagne paisible. Le Corse est aspiré dans cette enquête avec le sentiment de perdre le contrôle des événements. Il n’est pas
le seul, le lieutenant Thierry Muissen vacille et les destins des uns et des autres tourbillonnent, brassés entre passé et présent, à la merci d’un souffle puissant comme celui qui arracha Jean-Toussaint à sa terre et aux bras de Mamilouise pour le précipiter dans ceux de Marie-Eve. Que restera-t-il d’eux quand le rugissement des vents mauvais se sera tu ?
 
 

Des forêts et des âmes dans la sélection officielle du prix des lecteurs des Quais du polar

04 déc

Le festival Quais du Polar décerne chaque année le Prix des Lecteurs à un roman francophone édité dans l’année.

Lors des précédentes éditions le prix a été remis à D.O.A. pour Les Fous d’avril (2005), à Franck Thilliez pour La Chambre des morts (2006), François Boulay pourTraces (2007), Marcus Malte pour Garden of love (2008), Caryl Férey pour Zulu (2009), Antoine Chainas pour Anaisthêsia (2010), Serge Quadruppani pour Saturne (2011) et Antonin Varenne pour Le Mur, le Kabyle et le Marin (2012), Olivier Truc (2013) pour Le Dernier Lapon et Ian Manook pour Yeruldelgger (2014).

 

PARTICIPEZ AU CHOIX DU 11EME LAURÉAT DU PRIX DES LECTEURS QUAIS DU POLAR/ 20 MINUTES !

Quais du Polar et le quotidien 20 minutes lancent un appel à candidature pour former le nouveau jury officiel du Prix des lecteurs Quais du Polar/20 minutes. Ce jury sera chargé de désigner « Le » polar francophone de l’année 2014, parmi une pré-sélection de 6 romans désignés par les librairies partenaires du festival.

Les 6 livres sélectionnés :

Frédéric Andreï, Riches à en mourir (Albin Michel)

Sandrine Collette, Un vent de cendres (Denoël)

Jérôme Leroy, L’Ange gardien (Série Noire, Gallimard)

Nicolas Mathieu, Aux animaux la guerre (Actes Sud)

Elena Piacentini, Des forêts et des âmes (Au-delà du raisonnable)

Christophe Reydi-Gramond, Un mensonge explosif (Liana Lévi)


Les 10 jurés seront officiellement sélectionnés le 15 décembre 2014.

Ils se réuniront pour délibérer le samedi 7 mars 2015 à Lyon.

La remise du Prix des Lecteurs Quais du Polar/20 minutes au lauréat aura lieu pendant le festival, le samedi 28 mars 2015.


POUR FAIRE PARTIE DU JURY

Adressez un courrier expliquant les raisons de votre candidature et présentant vos goûts littéraires avant le 6 décembre 2014 minuit (cachet de la poste ou date de l’e-mail faisant foi) à :

Par courrier :
Association Quais du Polar
Candidature « Prix des Lecteurs » 20 rue Constantine 69001 Lyon

Par mail :
prixdeslecteurs@quaisdupolar.com

 
 

Des forêts et des âmes dans Elle, rubrique « plumes dans le vent ».

04 déc

 

Des forêts et des âmes sur Alta Frequenza, Elena Piacentini interviewée par Anouk Langaney

18 oct

Pour écouter la chronique d’Anouk en podcast :

2014.09.16 Des forêts et des âmes

 

 

 

 

 

Des forêts et des âmes, coup de coeur de Black novel

17 sept

« Formidables ! Les personnages de ce roman le sont à plus d’un titre. On commence à connaitre les policiers de la brigade criminelle, leur psychologie, leurs habitudes, leurs hésitations, leurs qualités, leurs défauts et c’est avec un immense plaisir qu’on les retrouve ici. Mais que dire alors des personnages secondaires, tous formidablement décrits, tous formidablement vivants, tous formidablement inoubliables.

Extraordinaire ! L’intrigue est menée de main de maître, car même si les pièces du puzzle se mettent en place petit à petit, tout est remarquablement fait, avec plusieurs pistes, plusieurs personnages, plusieurs mystères. Et tout survient avec une logique qui ne heurte jamais le lecteur mais qui force le respect par un savoir faire rare.

Dénonciateur ! ce roman ne se contente pas d’être un formidable roman policier. Il montre aussi tout ce que l’industrie pharmaceutique est capable de faire, en terme de d’actions de lobby ou même de tests illégaux ou de financements de centres soi disant adaptés pour améliorer leur chiffre d’affaire et leur marge. D’ailleurs, Elena Piacentini nous explique dans un dernier chapitre le fond de l’histoire qui fait froid dans le dos, et comment la santé des gens devient un commerce.

Impressionnant ! Le roman l’est de A jusqu’à Z. Car ce roman, d’une subtilité rare, avec un style d’une finesse et d’une évidence éblouissantes démontre qu’Elena Piacentini se situe sur le dessus de la pile des auteurs de romans policiers. Cette auteure est d’ailleurs une de mes plus impressionnantes découvertes depuis Thomas H.Cook ou Megan Abbott. Elle est capable, au travers d’une intrigue policière minutieuse, d’aborder des sujets de société graves, tout en nous faisant partager le quotidien de personnages simples et formidables. Je ne peux pas faire autrement que de lui décerner un coup de cœur Black Novel ! »

 

Lire l’intégralité de la chronique ICI

 

Loup y es-tu ? Des forêts et des âmes par Jeanne Desaubry

17 sept

  »C’est donc le sixième opus de la série « un flic corse à Lille » d’Elena Piacentini. Sans doute, dans celui-ci, peut-on dire qu’elle a porté son art à la maturité. Elle a construit un univers dont ne sont pas exclues les vilenies de notre temps. Ici, on découvre l’absence criminelle de scrupule d’un laboratoire pharmaceutique. Fiction, vous avez dit fiction ? Elena Piacentini tempère cependant cet arrière fond noir par une infinie tendresse pour ses personnages : les petits défauts des uns et des autres, dont elle arrive à faire des caractéristiques sympathiques, la grand-mère qui distille son amour dans des plats mijotés … la description de la nature : ici, les sapins noirs des Vosges, l’air de la montagne sont dépeints avec une poésie presque poignante. Sans exclure un talent pour les scènes d’amour, belles sans crudité, infiniment sensuelles.

On sent les qualités de la femme dans l’épaisseur de la trame romanesque et on apprécie les qualités de l’écrivain dans l’apparente simplicité, fluide, légère, de l’écriture.

Elena Piacentini est entrée dans la cour des grands. Celle où règne Fred Vargas et son commissaire Adamsberg amoureux des nuages auquel Leoni répond par une âpreté corse non dénuée de douceurs. Ceux dont on attend avec impatience chaque sortie et qui savent se renouveler dans la fidélité. »

 

Lire l’intégralité de la chronique ICI

 

Des forêts et des âmes sur Action suspense

05 août

« Après la belle réussite de son cinquième titre, “Le cimetière des chimères” (2013), Elena Piacentini n’avait pas le droit de décevoir son public. Elle est certainement consciente de cette exigence. Une manière de ne pas se répéter consiste à changer d’ambiances. On va donc s’éloigner de la métropole lilloise, non pas en direction de la Corse natale de Leoni, mais vers les Vosges. Dans ces paysages de vallées et de forêts, le climat serait apaisant si l’on n’y commettait aussi quelques crimes. Bien qu’elle nous décrive la réelle beauté des lieux, l’auteure ne s’appesantit pas sur de redondants clichés. Par exemple, on dessine une fois pour toutes le village ou le bâtiment du Centre de soins Anna-Demange. À noter au passage que ce nom de famille, Demange, et ses déclinaisons sont très courant dans ce département lorrain.

L’incontournable Mémé Angèle est heureusement présente, avec ses délicieux aphorismes en langue corse et sa tendresse naturelle. Soulignons le rôle actif de la médecin légiste Éliane au côté de son compagnon Leoni. Outre l’équipe de policiers, et le cas singulier d’Aglaé Cimonard, on rencontre ici des personnages possédant de vrais caractères. Tels le loueur de gîte et éleveur de canards Frédéric, et la directrice trop soumise Évelyne, ou encore le couple de gendarmes associés à l’affaire. L’écriture nuancée nous permet de capter la nature intime de ces protagonistes.

En toile de fond, c’est du bizness des médicaments (et ses faramineux profits) dont il est question. À la suite du roman, Elena Piacentini explique sa réflexion à ce sujet. Pour élargir le marché, on “crée” de nouvelles maladies ou des problèmes psychologiques pas si avérés. Si la population mondiale est visée commercialement, les enfants sont une cible prioritaire : “Votre enfant se montre agressif ? Il est hyperactif. Il est victime de sautes d’humeur ? Il est bipolaire. Il a du mal à se concentrer pour faire ses devoirs ? Il fait preuve d’un grave déficit d’attention. Les prescriptions de psychotropes s’envolent, alors que les effets à long terme de ces molécules, notamment sur le développement du cerveau, sont mal connus.” Il semble que les méfaits annexes de certains traitements n’entament pas la bonne conscience des industriels de la pharmacie, ni de quelques médecins complices. L’affaire du Mediator en a témoigné. On pourrait qualifier ces milieux de mafias, pour leurs pratiques souvent occultes, ou du moins opaques.

Avec “Des forêts et des âmes”, un suspense d’enquête aussi réussi que les précédents, Elena Piacentini confirme ses qualités de romancière. Récompensée par le Prix Calibre 47 et par le Prix Soleil Noir en 2014, c’est une auteure dont il faut lire tous les livres. »

Merci à Claude Le Nocher d’avoir suivi mon travail depuis ma toute première publication.

Lire l’intégralité de l’article ICI

 

Elena Piacentini et l’exotisme du Nord – Le Monde 5 août 2014

05 août