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Archive for septembre, 2014

Des forêts et des âmes, coup de coeur de Black novel

17 sept

« Formidables ! Les personnages de ce roman le sont à plus d’un titre. On commence à connaitre les policiers de la brigade criminelle, leur psychologie, leurs habitudes, leurs hésitations, leurs qualités, leurs défauts et c’est avec un immense plaisir qu’on les retrouve ici. Mais que dire alors des personnages secondaires, tous formidablement décrits, tous formidablement vivants, tous formidablement inoubliables.

Extraordinaire ! L’intrigue est menée de main de maître, car même si les pièces du puzzle se mettent en place petit à petit, tout est remarquablement fait, avec plusieurs pistes, plusieurs personnages, plusieurs mystères. Et tout survient avec une logique qui ne heurte jamais le lecteur mais qui force le respect par un savoir faire rare.

Dénonciateur ! ce roman ne se contente pas d’être un formidable roman policier. Il montre aussi tout ce que l’industrie pharmaceutique est capable de faire, en terme de d’actions de lobby ou même de tests illégaux ou de financements de centres soi disant adaptés pour améliorer leur chiffre d’affaire et leur marge. D’ailleurs, Elena Piacentini nous explique dans un dernier chapitre le fond de l’histoire qui fait froid dans le dos, et comment la santé des gens devient un commerce.

Impressionnant ! Le roman l’est de A jusqu’à Z. Car ce roman, d’une subtilité rare, avec un style d’une finesse et d’une évidence éblouissantes démontre qu’Elena Piacentini se situe sur le dessus de la pile des auteurs de romans policiers. Cette auteure est d’ailleurs une de mes plus impressionnantes découvertes depuis Thomas H.Cook ou Megan Abbott. Elle est capable, au travers d’une intrigue policière minutieuse, d’aborder des sujets de société graves, tout en nous faisant partager le quotidien de personnages simples et formidables. Je ne peux pas faire autrement que de lui décerner un coup de cœur Black Novel ! »

 

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Loup y es-tu ? Des forêts et des âmes par Jeanne Desaubry

17 sept

  »C’est donc le sixième opus de la série « un flic corse à Lille » d’Elena Piacentini. Sans doute, dans celui-ci, peut-on dire qu’elle a porté son art à la maturité. Elle a construit un univers dont ne sont pas exclues les vilenies de notre temps. Ici, on découvre l’absence criminelle de scrupule d’un laboratoire pharmaceutique. Fiction, vous avez dit fiction ? Elena Piacentini tempère cependant cet arrière fond noir par une infinie tendresse pour ses personnages : les petits défauts des uns et des autres, dont elle arrive à faire des caractéristiques sympathiques, la grand-mère qui distille son amour dans des plats mijotés … la description de la nature : ici, les sapins noirs des Vosges, l’air de la montagne sont dépeints avec une poésie presque poignante. Sans exclure un talent pour les scènes d’amour, belles sans crudité, infiniment sensuelles.

On sent les qualités de la femme dans l’épaisseur de la trame romanesque et on apprécie les qualités de l’écrivain dans l’apparente simplicité, fluide, légère, de l’écriture.

Elena Piacentini est entrée dans la cour des grands. Celle où règne Fred Vargas et son commissaire Adamsberg amoureux des nuages auquel Leoni répond par une âpreté corse non dénuée de douceurs. Ceux dont on attend avec impatience chaque sortie et qui savent se renouveler dans la fidélité. »

 

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