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Archive for décembre, 2013

Le cimetière des chimères dans la sélection polar 2013 d’Action-Suspense

16 déc

« Le polar est riche, en qualité et en diversité. Cette année 2013 nous l’a encore prouvé. De la pure noirceur, des intrigues fort astucieuses, des contextes historiques ou singuliers, des références à la tradition du polar noir, de la fantaisie et de l’originalité, on n’a eu que l’embarras du choix[...] “À lire impérativement”, selon une formule connue ? Action-Suspense se contente de proposer, certainement pas d’imposer. À chacun(e) de lire selon son plaisir. Néanmoins, à divers niveaux, ces quinze titres-là possèdent une saveur supplémentaire, peut-être une excellence qu’on n’a pas trouvée chez d’autres, y compris parmi les sélectionnés hélas écartés. »

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Littérature du monde entier : « le polar ne s’est jamais aussi bien porté » – Claude Mesplède

16 déc

 

Leoni et toute sa clique par Richard : une causerie littéraire pas pompeuse

12 déc

Il y a quelques années je proposais à quelques amis des rencontres littéraires (un peu pompeux je sais) à domicile. L’objectif était simple et rigolo, un invité devait présenter un livre aux autres membres du groupe et lui proposer également des pistes de lectures pour la quinzaine suivante. J’imagine que, si à cette époque j’avais découvert les enquêtes de Leoni, je n’aurais pas hésité un seul instant à consacrer la soirée, non pas à un seul roman d’Elena Piacentini, mais plutôt à présenter son univers particulier et les raisons qui m’amènent à penser que Piacentini c’est du grand, oui du très grand.

Je plante le décor : une petite maison au bord des eaux, sur le chemin qui mène à la porte d’entrée, j’aperçois mes 4 amis(es), les mains chargées des victuailles qui agrémenteront notre radieuse rencontre. Installés sur nos fauteuils, le verre de whisky à la main j’entame mon voyage…

Chers(es) amis(es) bonsoir, ce soir j’aimerais vous parler d’Elena Piacentini, une auteure que nous ne connaissons que trop peu. Son univers c’est le polar, les flics, les odeurs de commissariat, la bande de copains. Elena, c’est aussi un hommage réel et sincère rendu à sa région de prédilection, la Corse. Impossible, à la lecture de ses ouvrages, de rester insensible à la beauté des paysages, à l’odeur des sentiers menant aux villages et à l’amour qu’elle porte aux Corses,  les vrais, pas ceux venant de Paris pour profiter de deux mois de vacances sous la chaleur estivale.

Elena Placentini c’est Leoni et ses collègues, une bande de flics pas comme les autres, des mecs et des nanas, qui regardent ce monde avec nostalgie et qui croient encore que la race humaine peut avoir de bons côtés. Pas des ripoux, non non, des flics quoi, des vrais. Leoni, lui, il mène sa petite bande. Et dans ce commissariat tout le monde se respecte, chacun y a sa place, son expérience, ses réussites et ses ratés. Cela me rappelle l’ambiance du commissariat parisien de Fred Vargas.

Leoni, c’est un mec qui a morflé, et il morfle encore, d’ailleurs. Très souvent, on sent la souffrance qu’il contient malgré toutes les turpitudes de sa vie. Mais Elena Piacentini ne nous le livre pas en pâture bêtement. Tout au contraire, elle lui donne une place située entre l’adulte qu’il est auprès de sa petite fille et l’enfant qu’il redevient auprès d’Angèle, sa grand-mère. Mémé Angèle, c’est la grand-mère que tout enfant rêve d’avoir, même si, pour chacun d’entre nous  rien ne vaut la sienne ! Mémé Angèle c’est aussi le guide qui trace, pas à pas, le chemin de Leoni, n’hésitant pas d’ailleurs a lui faire prendre conscience que le chemin n’est jamais parfait. Et puis, comme dans tous les polars, y’a les salauds, des vrais de vrais, pas forcement ceux que l’on attend d’ailleurs. Non, être salaud ce n’est pas génétique et pas socialement ancré dans telle ou telle classe sociale.  On aime ces salauds, parfois même,  on rêve d’être certains tueurs de ces romans.

Enfin il reste la poésie, ça c’est le plus du roman. Une écriture affinée, un style qui permet de transformer une fumée de cigarette en nuage bleuté et grisant, s’accordant à penser que le temps se fixe au moment de l’expiration des poumons.

Voila, Elena Piacentini, pour moi c’est tout cela, j’espère mes amis vous avoir donné envie de la rencontrer à travers ses écrits. En tout cas, n’hésitez pas, elle ne nous donne que du bonheur.