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Archive for juillet, 2013

Le cimetière des chimères : « coup de coeur » Action-Suspense

17 juil

Voici la cinquième aventure du commandant Leoni, personnage créé par l’auteure depuis 2008. On ne peut nier qu’il s’agisse d’un roman d’enquête. Pourtant, le contexte exprime tout autant une véritable noirceur. D’une part, un vaste scandale financier couve derrière l’affaire purement criminelle. Du côté de Lille comme ailleurs, on trouve maints affairistes dénués de scrupules, imaginatifs quand ils montent des combinaisons fructueuses. Et puis, il faudrait aussi évoquer Nathalie et Milutka, deux amies intimes depuis leur adolescence, vingt ans plus tôt. Un couple féminin ayant traversé de douloureuses vicissitudes, qui a son mot à dire dans cette histoire. D’autres encore ont ici des secrets à cacher.

Légitimement fière de ses origines, Elena Piacentini nous gratifie de quelques expressions corses en version originale. Quant à son héros taciturne, elle nous rappelle (sans lourdeur) qu’il a traversé de précédentes épreuves. Heureusement qu’il est aidé par sa grand-mère, la délicieuse Mémé Angèle. On note certains clins d’œil souriants, mais la tonalité du récit reste plutôt énigmatique et sombre, comme il se doit. Construction impeccable de l’intrigue, faits relatés sur un tempo souple, pistes nuancées, écriture subtile et précise, ce roman possède d’excellents atouts. Il n’est pas trop tard pour découvrir l’univers de Leoni, et le talent d’Elena Piacentini.

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Le mariage improbable de l’hiver et de la Corse

16 juil

« Le cimetière des chimères » par Jeanne Desaubry

Caresser des chimères, courir après des chimères…
Notre commissaire Leoni a pourtant les deux pieds bien ancrés dans la réalité. Et pour être plus précis, dans ce roman, ses boots sont plantées dans la neige qui couvre Lille, paralysant la ville. Mais les chimères, ce sont peut-être ces statues ornant les mausolées du cimetière de l’Est ?
Reprenons dans l’ordre, ce qui parait difficile.
On enterre un chef d’entreprise, un jeune loup aux dents longues, soudain si bien limées par la vie qu’il a choisi le suicide. À ses funérailles, le gratin de la ville, et notamment, un paquet de francs-maçons. Jusque là, on reste dans les clous. Mais voilà… Une tombe fraichement creusée devient rarement une scène de crime. Pour « corser » le tout, le témoin principal sera un chat. Et enfin, la neige va tout effacer, transformant cette enquête en glissade continue.
C’est la quatrième enquête du commissaire Leoni à laquelle nous convie Elena Piacentini. Et c’est encore mieux cette fois-ci. Je ne sais si elle me pardonnera cette comparaison, mais tant pis, cette idée s’est imposée et plus moyen de m’en défaire. Son commissaire Leoni prend autant d’épaisseur, d’humanité un peu décalée que le célèbre Adamsberg de Fred Vargas.

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