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Archive for novembre, 2012

J’ai tout vu, tout lu, tout bu sur Carrières noires

20 nov

« Pour toi et toi seul(e), donc, dont la présence à ce paragraphe démontre le goût exquis, je poursuis. Quatrième roman, disais-je ; tous les quatre mettent en scène le commandant de police Pierre-Arsène Leoni. Corse pur jus “ex-îlé” à Lille, comme sa créatrice, Leoni est un flic instinctif, profondément humain et plutôt rétif à l’autorité. Pas rebelle par principe, non, mais d’une intelligence qui le rend tout sauf moutonnier. Gravite autour de lui une délicieuse tribu (soit dit pour faire up to date), et comme je ne peux pas tous les citer, je vais me limiter à celles dont je suis tombé éperdument amoureux (ben oui, quoi ?) : l’incroyable Éliane, légiste des corps et médecin des âmes, Josy cabossée de la vie et son merveilleux moral de midinette (au sens le plus noble du terme), enfin Mémé Angèle, l’Unique. »

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LAMBALLE, LA FUREUR DU NOIR

19 nov

Mes valises ne sont pas encore défaites et j’ai encore les oreilles qui vibrent du joyeux brouhaha de la salle municipale de Lamballe, euh pardon Monsieur le Maire, Lamballe Communauté, où se déroulait ce week-end,  le salon du polar « Noir sur la ville ».

Oui, c’était pour moi une première, un baptême du feu et  Michèle Witta, notre regrettée marraine de Corsicapolar, n’avait pas menti : les bretons savent recevoir, y compris en football paraît-il !

Après un premier contact avec Alain Le Flohic, président de l’association La fureur du noir, j’ai été chouchoutée par Véro Hummel, ma correspondante (Véro, si tu es déjà à tes fourneaux, pense à bien respecter chaque étape). Que dire, sinon qu’après cinq minutes passées en sa compagnie, j’éprouvais déjà le sentiment étrange de la connaître depuis toujours ? Cinq minutes, c’est le temps qu’il nous a fallu pour aller de la gare à la maison de Catherine et Philippe (portail gris, en face de la station de taxi, ça, c’est pour fixer mon sens de l’orientation défaillant), mes hôtes durant ces deux jours. On a démarré par l’apéro. Avec ça non plus on ne plaisante pas en Bretagne et Catherine a donc déménagé tout son bar sur la table de la cuisine. Catherine, c’est un regard espiègle et un sourire doux, le tout serti sur un caractère trempé dans du dur et un coeur inversement proportionnel à sa stature délicate, un rien elfique. Merci à vous, Catherine et Philippe pour la simplicité chaleureuse et naturelle de votre accueil. Il y a une expression en Corse qui dit littéralement « mettre la maison sur le dos », à savoir, donner tout ce que l’on a. Je crois que nos cultures partagent des bases communes. Quelques verres plus tard, les clés de la maison en poche, je prenais mon premier repas en compagnie des bénévoles de la Fureur. Céline, Annie, Christine, Joëlle, Isabelle, Sébastien… et pardonnez-moi d’oublier fatalement des prénoms, car si j’ai du mal à les retenir, vos visages, eux, sont précisément gravés dans ma mémoire.

Quel bonheur de retrouver mon ami Claude Mesplède dont la gentillesse n’est pas étrangère à cette première invitation à Lamballe. Après ce premier repas, nous nous sommes retrouvés au Cool. Au Café, quoi ! Dans le Nord, aussi, ça se termine souvent comme ça. C’est là que j’ai découvert que Claude touchait encore sa bille… de baby foot. Et je me suis aussi remise aux manettes pour faire équipe avec lui. Nous avons pris quelques leçons de la part de professionnels locaux, payées en demis et dans la bonne humeur. Claude, si tu veux, on peut s’inscrire en stage intensif d’entraînement cet hiver pour préparer les prochains J.O.

Après, cela, le tourbillon s’est accéléré. J’ai revu avec plaisir mon compatriote Jean-Luc Luciani qui lui prépare les championnats provençaux de dégustation de pastis à l’aveugle.

Il y avait également Jean-Hugues Oppel dont le prochain polar, toujours très attendu, devrait traiter de la tragédie d’un homme qui a joué et perdu son postier breton (un cheval, cela mérite d’être précisé) au poker et qui noie son chagrin dans un excellent whisky du cru (non, ne cherchez pas, il n’y a aucune contrepèterie, enfin, quoique…)

Benoît Séverac était de la partie également, un homme redoutable au jeu, la bête noire du Caesar’s Palace dont il a ratiboisé la banque en jouant au Cincinnatti.

C’est balot, je sais, mais il a fallu que j’aille en Bretagne pour faire la rencontre de Jérôme Leroy, un presque voisin, dont j’ai dévoré l’excellent « Le bloc » dans le train du retour.

J’ai fait plus ample connaissance avec Sylvie Granotier, finalement plus sympathique qu’impressionnante et qui m’a aidée à surmonter l’épreuve de la photographie, figure de style imposée par l’équipe toujours aussi déjantée des pictographistes.

Martine, la libraire et toute son équipe, ont tenté pendant deux jours de faire un concours de piles de livres ou d’oeuvrer à la reconstition de la tour de Babel, on ne sait plus trop.

Bien sûr, il y avait, parmi tant d’autres, la star américaine Craig Johnson, dont le rire et la voix tonitruante ont fait vibrer les murs de la salle municipale.

Il y a eu Morgane, mais je n’ai pas pu vérifier ses pouvoirs magiques, juste son agréable compagnie.

Le discours du maire, dont le one man show n’a rien eu à envier à la dimension internationale de l’invité d’honneur (mesdames et messieurs qui faites de la politique, l’équipe de la Fureur, tient une vidéo de « la leçon » à votre disposition : prenez-en de la graine, cela rendra vos prestations moins tristes, longues, fades et convenues ).

Enfin, je peux affirmer sans risque d’erreur que Claude Le Nocher existe vraiment puisque je l’ai rencontré, preuve à l’appui.

Hervé Sard, est venu faire un tour en voisin. Coucou, Hervé !

Thierry Gauthier m’a été envoyé du Nord par Maxime Gillio, merci Max, mon grand.

D’autres organisateurs de salon, dont Roger Hélias et sa vice présidente du Goëland masqué étaient également de la partie.

Laurence Biberfeld dont le prochain polar sortira en novembre aux éditions Au-delà du raisonnable, salut collègue !

Et les lecteurs, les lecteurs, curieux, avides, passionnés, nombreux, nombreux…

Je suis partie le coeur gros mais heureuse d’avoir vécu ces deux jours riches et intenses et avec l’immense fierté, d’avoir été décorée, par Véro, de l’ordre du pin’s de La Fureur.

Merci à toutes et à tous pour ces moments, je ne vous oublierai pas. AMICIZIA è tamenti basgi a tutti.