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Archive for juin, 2012

Les Carrières noires, visitées par POLARMANIA

24 juin

Certains reproches, lorsqu’ils sont formulés par Hervé Sard, ont le goût du miel.

A suivre sur Polarmania

 

Samedi 23 juin, dédicace à la librairie Majuscule, Dunkerque

23 juin

On trouve vraiment de tout, dans ces anciennes carrières ! Pour en savoir plus rendez-vous à partir de 15H00 à la librairie Majuscule.

A lire, l’excellent article d’un prince du journalism floor : Tierri Travolta, alias… A vous de mener l’enquête.

http://www.lavoixdunord.fr/region/la-lilloise-elena-piacentini-presente-ses-carrieres-jna17b0n533826

 

Présentation de Carrières noires

12 juin

C’est  à suivre dans l’excellent site LIVRESQUE DU Noir.

 

Carrières noires sur WEO, Grand place

08 juin

En compagnie de Guillaume et de Jérôme, ma créatrice présente Carrières noires sur le plateau de WEO GRAND PLACE. Il paraît qu’elle sait aussi faire le gratin dauphinois. Faut dire qu’elle a été à bonne école avec mémé Angèle.

C’est à suivre en cliquant sur le lien…

GRAND PLACE PARTIE 2

 

Entretien avec Danielle Thiéry

07 juin

Avant d’être une auteure de polars, Danielle Thiéry, est elle-même un personnage de roman. En quatrième de couverture, elle promène sa silhouette gracile et son sourire malicieux avec une distinction presque anglo-saxonne. C’est en grande dame du frisson qu’elle pourrait ainsi s’adresser à notre imaginaire. Mais les apparences sont trompeuses et elle serait sans doute la première à nous dire qu’il est imprudent de se fier aux apparences. Car Danielle a été la première femme-flic de la police française à avoir accédé au grade de commissaire divisionnaire. Sa biographie pourrait, à elle seule, alimenter plusieurs séries télévisuelles. Et elle ne s’en est pas privée avec Quai numéro un, où Sophie Duez tenait le rôle du commissaire Marie Saint-Georges. De la matière, elle n’en manque pas. Pas plus que de tempérament. Son dernier roman, « Crimes de Seine », est paru aux Editions Rivages/Thriller. Il est bien délicat de présenter cette intrigue sans « voler » quelques pages de surprises et de rebondissements au lecteur attentif. Disons simplement que les éléments déchaînés y font écho aux destins chahutés des nombreux personnages qu’elle manipule avec une dextérité inquiétante. Certains, troubles, naviguent entre deux eaux. D’autres encore tentent désespérément de ne pas couler à pic. Et pour ceux, enfin, qui espèrent avoir rejoint les berges salvatrices, il se trouve une main cruelle pour… Mais chut ! Ecoutons plutôt la version de Danielle. C’est un peu jubilatoire de poser des questions à un ex-flic… Et ça l’est d’autant plus que c’est une femme pour laquelle mon affection va grandissante.

Dans ce roman, tes personnages féminins, sans exception, possèdent une très belle densité. Et en dépit – en raison ? – de leurs fêlures, elles font montre d’une étonnante force de caractère. En tant que femme, quelles qualités faut-il posséder, en plus de celles normalement requises pour les hommes, pour « durer » et évoluer dans la police ?

Je ne répèterai jamais assez que la police ce sont « des métiers » et pas « un métier ». Il y en a pour tous les goûts, entre les services actifs et administratifs, le monde de la PJ, celui de la Sécurité publique, le renseignement, la coopération internationale etc… Les profils doivent être adaptés à chaque spécialité et, en gros, chacun peut trouver sa voie dans des registres très opposés. Pour ma part, j’aimais l’action, l’engagement physique (mais pas la castagne, attention…), le commandement, la gestion de situations tendues ou dégradées, les crises. J’aimais aussi prévoir, anticiper, organiser. C’est un choix exposé, où on prend des coups (au figuré le plus souvent !) mais où on tourne à cent à l’heure, avec de l’adrénaline. Pour cela, je pense qu’il faut par-dessus-tout détester la routine et l’ennui. Pour durer et évoluer, la vigilance est de rigueur, le lâcher-prise prohibé. Il faut savoir montrer qu’on en a, quoi…

De toutes ces personnalités, de laquelle te sens-tu la plus proche et pour quelles raisons ?

Je suis la grande sœur de Marion, elle est mon reflet dans le miroir. Elle ne sait pas faire simple, elle fonce parfois dans le mur alors qu’elle a très bien vu le mur. Elle a envie de tout et change tout le temps d’envie… Mais elle ne renonce jamais. Dans ce livre, elle le démontre, en quelque sorte. Sa mise en retrait correspond à la mienne dans la vraie vie de la police, sûrement. Mais elle est toujours là… Dans Crimes de Seine, j’ai mis un peu de moi dans toutes les autres, chacune ayant droit à mon amitié, même si, pour les besoins de l’histoire, je leur charge un peu la barque parfois !

Tu as choisi de faire évoluer tes personnages dans une situation de crise sans précédent que tu décris avec force détails. Quelle est la part de documentation et la part d’imaginaire dans cette « crue du siècle » ?

Un gros travail de documentation à partir de la crue de 1910, la première pour laquelle on a des données précises, le tout transposé en  2013. Un siècle plus tard, on ne reconnait plus Paris, les changements sont énormes, l’électricité est au cœur de tout, la circulation automobile est phénoménale… J’ai aussi puisé aux sources des dossiers de crise qu’on a bien voulu me communiquer, notamment dans les entreprises qui sont concernées par le risque. Tout est plausible donc, j’ai hâte de voir ça en vrai !!! 4. Penses-tu que les situations extrêmes révèlent qui nous sommes vraiment et ce que nous « avons dans le ventre » ? A quelle situation extrême as-tu toi-même été confrontée et que t’as-t-elle appris sur toi-même ? Incontestablement… L’extrême révèle ce que l’Homme a de bon (très enfoui ou bien caché) mais, je crois, surtout ce qu’il a de mauvais. Et fondamentalement, il n’est pas terrible. La civilisation, l’éducation le polissent, mais ce n’est souvent qu’un vernis qui craque au premier coup du sort ou se dilue… dans une inondation, par exemple… J’ai vécu nombre de situations difficiles ou tendues, je ne dirais pas extrêmes car il ne m’en vient aucune à l’esprit. La réaction est souvent liée au degré d’implication personnelle de l’individu (lui-même, ses proches), au contexte, à son état d’esprit au moment où ça arrive… Ce n’est pas toujours cohérent, adapté, ni compréhensible de l’extérieur. Il n’y a pas de héros absolu comme il n’y a pas de lâche absolu.

Une partie de ton intrigue tourne autour du Théâtre de Chaillot. Le parfum de mystère que tu réussis à y faire planer m’a, par instants, rappelé l’atmosphère du « Fantôme de l’Opéra », voire même une certaine nouvelle de Poe que je ne peux citer sans déflorer ton histoire. Quels sont les livres et les auteurs qui t’ont influencée dans ta manière d’écrire ? Quelles histoires aimais-tu lorsque tu étais enfant ?

Je lisais beaucoup et, bien sûr, Poe. Je n’ai pas pensé à lui en écrivant « Crimes de Seine » mais nous sommes imprégnés par nos lectures et nos souvenirs. Aussi bien pour le choix de l’histoire que le style que l’on se fabrique petit à petit. Encore que, parfois, je pense avoir subi des influences et quand je me relis longtemps après, je ne les retrouve plus. C’est étrange, cette appropriation, non ?

Quelle est la question que l’on ne t’a jamais posée et à laquelle tu aimerais pourtant répondre ?

Aucune. J’ai l’habitude de répondre aux questions qu’on ne me pose pas. Mon côté rentre-dedans ?

La qualité que tu préfères chez un homme ? Chez une femme ?

Leurs défauts ! Sérieusement, l’honnêteté.

Le défaut que tu méprises le plus chez un homme ? Chez une femme ?

L’hypocrisie, la duplicité, of course.

Quels sont tes projets littéraires immédiats ?

La suite de Crimes de Seine… en cours, un livre jeunesse polar-science-fiction, un essai, je me lance !

Merci Danielle !

 

FESTIVAL CORSICAPOLAR

06 juin

AVIS DE RECHERCHE

Sur cette affiche, vous trouverez les portraits de dangereux auteurs…

Si vous les voyez, les 12 et 13 juillet, place du Diamant à Ajaccio, n’hésitez pas à les aborder et demandez-leur une dédicace, ils seront là pour ça !